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Le métier

Formation phytothérapie ou herboristerie : laquelle choisir ?

Entre une formation en phytothérapie et une formation en herboristerie, la différence tient moins au contenu qu’au projet : conseiller des personnes, ou travailler la plante de la cueillette au comptoir. Le titre d’herboriste, lui, a disparu en 1941 : aucun cursus d’aujourd’hui ne s’y réfère, et c’est l’occasion de choisir celui qui vous ressemble.

Texte d’Odile Ravel, formatrice · publié le · lecture : environ 3 minutes.

Tapez « formation herboristerie » dans un moteur de recherche, puis « formation phytothérapie » : vous verrez apparaître à peu près les mêmes écoles, les mêmes promesses et les mêmes photos de bocaux. Les deux mots ne sont pourtant pas synonymes, et le choix entre les deux cursus mérite mieux qu’un tirage au sort.

Quelle différence entre phytothérapie et herboristerie ?

La phytothérapie désigne l’usage des plantes pour la santé et le bien-être : c’est une approche, que pratiquent aussi des médecins et des pharmaciens. L’herboristerie désigne un savoir-faire plus large, qui va de la cueillette à la préparation et à la vente des plantes, et un métier qui a eu son diplôme en France.

En pratique, les formations de phytothérapie mettent l’accent sur la connaissance des plantes et le conseil à la personne : principes actifs, précautions, bilan. Les formations d’herboristerie ajoutent souvent la botanique de terrain, la culture, la récolte, le séchage et la préparation, avec des stages pratiques. Les frontières sont floues, et beaucoup d’écoles enseignent les deux.

Que s’est-il passé en 1941 ?

La loi du 11 septembre 1941 a supprimé le diplôme d’herboriste, qui existait depuis la loi du 21 germinal an XI, en 1803. Les herboristes déjà diplômés ont pu continuer d’exercer ; plus personne n’a pu le devenir.

Depuis, la vente des plantes médicinales de la Pharmacopée relève des officines, règle que porte aujourd’hui le Code de la santé publique à l’art. L4211-1, avec une ouverture notable en 2008 : le décret n° 2008-841 du 22 août 2008 a autorisé la vente hors pharmacie de 148 plantes, chacune sous une forme précise. Un article entier leur est consacré : les 148 plantes libérées.

Le sujet revient régulièrement au Parlement : le Sénat a mené en 2018 une mission d’information sur l’herboristerie et les plantes médicinales, qui a formulé des recommandations sur la formation et les métiers de la filière.

Deux familles de formations
CritèreFormation de phytothérapie en ligneÉcole d’herboristerie
Objectif principalconnaître les plantes et conseillermaîtriser la plante, de la cueillette à la préparation
Terrainà organiser selon vos enviessorties et stages souvent inclus
Duréequelques dizaines d’heures, à votre rythmeplusieurs années, souvent
Budget87,60 € pour notre cursusdes centaines à des milliers d’euros
Document obtenucertificat de l’organismecertificat d’école

Alors, laquelle choisir ?

Si vous voulez d’abord comprendre les plantes et conseiller votre entourage ou vos clients, une formation de phytothérapie en ligne est un point de départ efficace et peu coûteux. Si vous voulez cultiver, cueillir et préparer, visez à terme une école d’herboristerie ou une formation agricole.

Pour le premier profil, notre cursus fait très bien le travail : dix modules, cinquante plantes, un herbier à monter, un examen. Il s’adresse à ceux qui veulent comprendre et conseiller, et il le fait avec rigueur.

Pour le second, un certificat de spécialisation agricole consacré aux plantes à parfum, aromatiques et médicinales est dispensé dans les centres de formation agricole : c’est la voie des producteurs, avec une dimension technique et économique propre. Les écoles réunies au sein de la Fédération française des écoles d’herboristerie, comme l’École lyonnaise de plantes médicinales ou l’École des plantes de Paris, ont une vraie réputation et conviennent à qui a le temps et le budget.

Et rien ne vous empêche d’enchaîner. Beaucoup de ceux qui s’inscrivent aujourd’hui dans une école longue ont commencé par un cursus court, pour vérifier que la passion tenait au-delà des premières tisanes : une façon prudente de dépenser son argent.

Le mot « herboristerie » sur une vitrine

Ouvrir une boutique de plantes libérées et l’appeler « herboristerie » est une pratique courante, mais le sujet reste discuté, notamment au regard de la confusion possible avec l’ancien métier. Pour une enseigne ou des supports de communication, une relecture par un juriste avant impression est un bon investissement ; sur votre carte de visite, « conseiller en plantes médicinales » dit exactement ce que vous faites.

Le programme de la formation · devenir phytothérapeute

87,60 €ou 3 × 29,20 €

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