Un parcours en trois gestes
Comment je suis venue aux plantes
Chez nous, il y avait une étagère au-dessus de l’évier, et sur l’étagère des bocaux sans étiquette. Tilleul, je crois. Ou verveine. Ou les deux, mélangés depuis un hiver que personne ne se rappelait. C’est de cette étagère que vient tout le reste : j’ai voulu savoir ce qu’il y avait vraiment dans les bocaux.
Mon premier herbier était une catastrophe. Plantes pressées trop épaisses, étiquettes effacées, une menthe qui avait fini en bouillie. J’en ai tiré ma première règle, que je répète encore : on n’apprend pas une plante en la lisant, on l’apprend en la ratant une fois, puis en la refaisant.
Le reste est venu comme viennent les saisons, sans plan. Des amis m’ont demandé de leur montrer, une table de cuisine s’est remplie de feuilles, et l’on m’a dit un jour que j’expliquais bien. J’ai pris cela pour un compliment, puis pour un métier.
Ma façon d’enseigner
Trois consignes, pas une de plus
Je les écris au tableau de tous mes cours, et je les retrouve à chaque module du cursus, sous une forme ou une autre.
Nommer avant de conseiller
Une plante a un nom courant, qui change d’une vallée à l’autre, et un nom latin, qui ne change pas. Je vous demanderai les deux, toujours, et la partie utilisée avec. Pourquoi ? Parce que le jour où vous direz « de la camomille » à quelqu’un, vous saurez de laquelle vous parlez.
Sentir avant de goûter
Froissez la feuille. Regardez la tige, la disposition des feuilles, ce qu’il y a autour. Une plante qu’on n’a pas reconnue avec au moins deux critères reste sur la table. Cela vous paraîtra lent pendant trois semaines, puis cela deviendra votre plus grand gain de temps.
Noter avant d’oublier
Le carnet vaut mieux que la mémoire : date, lieu, milieu, partie récoltée. Dans un an, vous ne vous rappellerez pas si cette sauge poussait au soleil ou à l’ombre ; votre carnet, si.
Une plante se connaît vraiment quand on peut la reconnaître les yeux fermés, au toucher et à l’odeur.Odile Ravel
Ce que je répète sans cesse
Quatre phrases qu’on m’entend dire
- « Une plante à la fois. » Cinq plantes par module, c’est exactement la dose d’un apprentissage qui reste. Si vous en voulez vingt, vous en retiendrez trois.
- « Montrez-moi le nom latin. » Sur un sachet, sur une fiche, sur un devis de fournisseur : sans lui, on ne vérifie rien.
- « Sortez. » Le cursus vous apprend à regarder ; le pré, le talus et le jardin partagé vous apprennent à voir. Une matinée dehors vaut dix pages.
- « Posez la question bête. » Sur le forum d’échange, ce sont les premières questions qui font avancer tout le groupe. Les réponses intéressantes viennent presque toujours de là.
Mes petites colères
Ce que je n’aime pas dans l’enseignement des plantes
Je me fâche, tendrement, contre les formations qui font réciter vingt vertus par plante sans jamais faire toucher une feuille. Contre les listes de cent plantes parcourues en trois heures, qui laissent l’impression d’avoir tout vu et la certitude de ne rien savoir. Contre les étiquettes sans nom latin, et contre le mot « détox », qui ne veut rien dire et qu’on retrouve pourtant partout.
Ce que je préfère, c’est l’inverse : peu de plantes, mais regardées longtemps ; un geste répété jusqu’à ce qu’il devienne naturel ; un herbier qui reste, quand le reste s’est évaporé. C’est le fil que vous retrouvez dans les dix modules, et ce qui fait que, en fin de parcours, vous ne ressemblez plus à la personne qui s’y est inscrite.
Avec vous dans le cursus
Ce que vous trouverez en ouvrant le premier module
Une trame qui ne change pas, histoire, culture, technique, science, cinq plantes, pour que vous puissiez vous concentrer sur les plantes plutôt que sur la méthode. Des activités et des études de cas où l’on vous demande de proposer des conseils. Un herbier de cinquante plantes comme fil rouge. Un forum d’échange avec les formateurs et les autres étudiants. Et des supports PDF et audio, parce que certaines idées se retiennent mieux dans l’oreille.
Le détail du programme est ici, et l’aperçu des exercices là. Le reste, vous le verrez en vous inscrivant : trente jours pour essayer, c’est assez pour savoir si nous allons bien ensemble.
Lien partenaire : le centre de formation reverse au site une part de chaque inscription, prélevée sur sa marge et non sur votre paiement.
